Le droit de savoir. Le droit a la vérité et a la
transparence.
Le droit au respect de notre condition humaine.
Il arrive, fort heureusement comme aujourd'hui de tomber sur des raisonnements qui ont pour moi une grande valeur.
Celui de Gilbert Collard résume en peu de mot et je dirais a 90% une des raisons pour laquelle
je me bat depuis bientôt sept années Nous connaissons tous cet homme qui agit avec convictions. Son analyse reflète parfaitement un des
gros problèmes de la démocratie en france.
http://www.gilbertcollard-leblog.com/article-36980181.html
Le Blog de Gilbert
Collard
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Circulez accusés, y a rien à comprendre, vous êtes condamnés à vingt ans de prison et si vous voulez savoir pourquoi, vous aurez tout le temps d’interroger les
entrailles de l’intime conviction des jurés et des juges, sans jamais obtenir de réponse ! Aujourd’hui, en effet, les verdicts des Cours d’Assises ne sont pas motivés et les accusés ne
connaissent pas les motifs de leurs condamnations, suprême dédain de la raison, de l’intelligence et de la clarté, fondés sur l’archaïque bondieuserie de l’intime conviction, sur l’idée magique
que des péquins assemblés sous l’hermine d’un jour ou d’une vie sont capables au pif, c’est cela l’intime conviction, le pif du juge, de trouver la vérité sans avoir le devoir de la formuler. On
se rattache par là, à la vieille et lointaine opinion qu’il existe de la divinité devineuse chez les juges. On est encore au Moyen-âge judiciaire ! Ce silence sur les motifs d’une
condamnation est insupportable humainement, intellectuellement, judiciairement, et, tout simplement du point de vue basique du bon sens : comment peut-on accepter de punir un homme en
espérant que cela pourrait l’aider un peu à comprendre, s’il ne connaît pas les motifs de son châtiment ? Pourtant, les choses closes pourraient enfin changer grâce à la Cour Européenne des
droits de l’homme qui a condamné le 13 janvier dernier la Belgique, dont la pratique est comparable à celle de la France, au motif que l’accusé, l’assassin du ministre André Cools, condamné à
vingt ans de prison, « n’avait pas eu un procès équitable », faute d’avoir pu connaître les motifs de sa condamnation, ce qui donne selon la Cour « l’impression d’une
justice arbitraire et peu transparente ». Qui pourrait dire le contraire ? On motive la répression pour une contravention, un délit, mais pas pour un crime, ce silencieux sur le
canon de la condamnation fait l’effet d’une sanction masquée… Mercredi matin, la Chambre Criminelle a examiné une demande qui pose une question terrifiante fondée sur la jurisprudence
européenne : les verdicts des Cours d’Assises françaises doivent-ils être cassés pour absence de motif ? L’avocat général a conclu évidemment au rejet du pourvoi, parce que la Belgique
n’est pas la France, parce que la grande chambre de la Cour Européenne doit encore se prononcer en appel, parce qu’il appartient au législateur de modifier la loi. En attendant, dans le confort
clos de l’intime conviction, comme aux temps bénis des jurés illettrés, des peurs référentielles, du président toujours tout puissant, les inspirations divines, en France, pays, paraît-il des
droits de l’homme sourd, on continue à condamner sans dire pourquoi ! Ce mutisme magnifique et odieux ne pourra pas durer. La chancellerie réfléchit à un texte. Quel progrès, enfin la
justice où tant de bavards s’égosillent ne sera plus une histoire tragique sans paroles.
Merci Gilbert Collard. Votre analyse est trés representative de mon cas et trés certainement de beaucoup trop
d'autres qui se sont résignés. Après tout ce que j'ai subi c'est pour moi comme une bouffée d'espoir et d'oxygène. Vous avez parfaitement cerné avec logique, objectivité, réalisme et le talent
des mots que seul des personnes de votre culture savent exprimer, un des sujets des plus sensibles et en ce qui me concerne la chose que je demande depuis prés de huit ans….Sans aucunes réponses
a ce jour. Nous sommes à la merci et du mépris insultant de quelques magistrats. J’espère tout comme vous que l’on arrivera prochainement à faire parler ces gens la et les obliger à
s’expliquer clairement sur ce qu’ils appellent leur intime conviction. Reste à savoir si ils en détiennent la réponse…
Ca c'est moins sur. Acceptez ma plus sincere considération.
Paolucci Michel.
Gloop! Lui il a enfin répondu, mais il a pas le temps. Dommage! Mais comme il pense bien, et c'est déja
ça, je lui pardonne!
7.12.2009 Cher Monsieur,
J’ai bien reçu votre message et vous en remercie
Malheureusement la charge de travail qui pèse sur mon cabinet ne me permet pas de m’occuper de votre affaire
Croyez bien que je le regrette
Votre bien dévoué
Gilbert COLLARD
Selarl COLLARD & Associés